17.1.10

Leçon d'humilité

Je lisais l'entrée wikipédia sur le tremblement de terre en Haïti.

La vie est fragile, on le sait tous. La mort n'est-elle pas la plus grande leçon d'humilité? Méchante leçon.

Assis dans mon salon, je fais quoi? Je peux faire quoi? Un don? Oui...mais il y a quelque chose en moi qui trouve ça trop simple, trop facile. Mais mes options sont assez limitées...ou le sont-elles vraiment?

J'imagine une vie là-bas, en un instant déstabilisée, détruite...reset à zéro...il ne reste plus que des souvenirs...

Je repense aux projets que j'hésite à entreprendre, aux idées que je ne concrétise pas de crainte d'échouer. Et si j'échouais...même si j'échouais...est-ce que ça serait si grave? Est-ce qu'on ne perd notre temps à imaginer des scénarios d'échecs, quand le vrai malheur arrive sans avertissement, instanément?

Est-ce qu'en ayant une vie 'safe' on se protège des malheurs comme ce tremblement de terre?

Puis je relis l'extrait du Wisdom 2.0 Summit...et la question prend du coup un autre sens pour moi, moi qui participe à bâtir la technologie...

Will we use the technologies of our age consciously, in ways that benefit ourselves and the world? Or will we do so largely unconsciously, living increasingly distracted and overwhelmed, out of touch with a sense of purpose?

2 commentaires:

Thierry H. a dit...

Au sujet de l'extrait du Wisdom 2.0 Summit, j'ai l'impression que pour l'instant c'est la 2e option. Mais je ne suis pas pessimiste pour autant. Les technologies qui ont connu le plus de developpement ces dernieres annees ont ete celles liees aux communications. Deux exemples: le cellulaire (incroyablement democratise) et ces toutes dernieres annees les reseaux sociaux. Meme l'utilisation des SMS, invention pourtant relativement ancienne, continue encore de croitre surtout aupres des jeunes. On assiste a une convergence de ces technologies puisqu'aucun constructeur de smartphone recent n'envisage de succes sans applications de reseaux sociaux. Les gens veulent etre relies les uns aux autres, se suivre les uns les autres a chaque instant (twitter, facebook, google buzz, foursquare). Des questions ethiques se posent entre la liberte quasi illimitee de s'exprimer, de partager chaque etat d'ame et la confidentialite, le respect de la vie privee et de son jardin secret. Je ne suis pas pessimiste dans le sens ou je pense que ca fait partie d'un processus au terme duquel on apprendra quelque chose. Apprendra-t-on simplement que notre communion a ces echanges frenetiques ne nous a finalement pas rendu plus heureux alors qu'y consacrer 2h par jour nous semblait etre un besoin irrepressible ? Ou apprendra-t-on qu'on etait deja relies les uns aux autres mais que l'on ne s'en rendait pas compte. Qu'adviendra-t-il alors des reseaux sociaux ? Qu'est-il arrive a SecondLife ? Qu'elle sera la prochaine etape qui nous fera vibrer ? Je nous trouve privilegies de vivre a une epoque a laquelle les vagues d'avancees technologiques sont si rapprochees qu'elles permettent a l'echelle d'une vie humaine et de la planete entiere et meme pour des jeunes de nous poser des questions sur le bonheur, le materialisme, le sens de nos preoccupations si changeantes.

Félix-Étienne Trépanier a dit...

Je pense comme toi et je ne suis pas du tout pessimiste. Pour le moment, je crois que nous sommes dans une période d'exploration de toutes ces nouvelles technologies et de leurs impacts sur notre vie et sur le monde. On s'amuse.

Mais au bout de la ligne, si on ne veut pas que toutes ces avancées ne soient vaines, il faut songer aux applications possibles pour résoudre les problèmes sérieux actuels et futurs. Je ne veux pas participer à bâtir des jeux, mais à faire évoluer les choses pour le mieux. Sinon, j'ai l'impression que je perds mon temps.