3.3.10

Le fond et la forme

Je ne m'étais pas questionné sur le fond et la forme depuis mes analyses de textes au Cégep. Mais aujourd'hui l'idée de la disctinction est revenue.

Est-ce que j'aime écrire? (Oui, je me pose souvent des questions inusitées...ça met du piquant.)

Je me suis toujours dit que oui. Mais est-ce que j'aime vraiment écrire ou est-ce que je voudrais aimer écrire? Je ne suis pas certain. C'est un grand débat.

Je n'écris pas vraiment sérieusement. J'écris ce blog sporadiquement et quelques débuts de nouvelles que je termine rarement.

J'ai souvent l'impression que ce que j'écris est incomplet, trop vague ou trop superficiel. Je n'ai donc jamais de sentiment de satisfaction de ce côté là. Mais j'aime relire, éditer, trouver de meilleurs mots, clarifier les phrases et couper. J'aime le sentiment qu'amène les améliorations successives, car j'ai l'impression m'approcher de quelque chose de bien. J'aime aussi le sentiment de complétude qui émane de la publication d'un texte. Le fait que l'écriture me force à structurer et clarifier ma pensée est aussi un point fort. Mais pourquoi ce doute...

La réponse se trouve peut-être entre le fond et la forme.

Mes écrits sont éclectiques. J'ai souvent l'impression de m'éparpiller et de manquer de focus. Ce blog est un peu comme un chariot de bibliothèque avant que les livres ne soient rangés. Je n'ai pas encore cerner l'essence du fond...mais peut-être que c'est en fait un problème de forme? Le blog est un médium assez structuré. C'est un tout. Ce qui incite à la cohésion. Puis il y a l'ordre des textes qui rappelle un journal. Puis il y a le web qui diffuse sans discrimination. Puis il y a la mise en page qui favorise les textes courts. Un post, ce n'est pas un article, ni une nouvelle, ni un essai, ni un état d'âme...un post c'est quoi? Je pense que je me limite trop par la forme...c'est ce qui m'embête.

Ce que je veux, c'est une platforme style libre d'échange et d'expérimentation. Je veux écrire sans les containtes (que j'imagine et que je m'impose) du blog.

Peut-être devrais-je essayer d'adapter la forme avant de répondre à la question.

Alors je commence...ceci n'est pas un blog.

2 commentaires:

Nathalie a dit...

...et ceci n'est pas un commentaire :-)

Je crois que ton texte est une métaphore sur la vie. Trop souvent dans notre vie on se limite à une structure qu'on s'imagine obligés de respecter, à des contraintes qu'on s'imagine et qu'on s'impose sans trop les questionner. On se limite à une carte connue et bien établie, même si elle n'est pas notre carte. On essaie de rentrer dans un moule dont la forme ne représente pas notre fond. On ne s'aventure pas trop hors des sentiers battus, on ne prend pas de risques, on ne cherche pas de nouveaux chemins. Ce blog est le tien. Tu peux y faire ce que tu veux, comme tu le veux. Tes lecteurs n'en seront que plus comblés.

Et je ne crois pas que tu t'éparpilles ou que ton blog manque de focus. Je crois plutôt qu'il reflète bien tous tes intérêts, tes passions, tes mille idées. C'est un peu le babillard de tes rêves, l'endroit où tes idées prennent forme tranquillement.

Continue à explorer...

Félix-Étienne Trépanier a dit...

Oui! La métaphore. Le conflit entre le fond et la forme. Nous essayons d'exprimer notre unicité dans des moules préfabriqués. Alors on s'ajuste au moule au risque de se perdre soi-même...ou on combat le moule au risque d'être isolé.

Le choix n'est pas toujours facile...