10.5.10

Blocage

Samedi passé, il faisait moche. Froid. Pluie. Gris. Mais je suis quand même parti courir. Ça ne me tentait pas particulièrement et j'avais déjà couru (au sens figuré) toute la matinée.

Je dois aussi avouer que je suis un peu tanné de courir dans le parc Jarry. Récemment, j'ai essayé une autre stratégie qui consiste à courir en se laissant guider par les feux de circulation. L'idée est de suivre les lumières vertes et de s'arrêter le moins possible. La dernière fois que j'ai fait ça j'ai couru pendant plus de 50 minutes et j'ai découvert des endroits de Montréal qui m'étaient totalement inconnus. Il faisait beau, c'était incroyable.

Mais ce samedi, il faisait mauvais. Je venais de coucher Laure pour sa sieste et je m'étais effouaré sur le divan du salon. Mes yeux voulaient dormir, pendant que mon esprit se battait pour me pousser à aller courir. Et j'y suis allé. Ce fut probablement une des courses les plus pénibles. J'étais gelé et trempé. J'avais juste hâte que ma montre indique 30:00 (minimum absolu pour les courses de fin de semaine) pour enfin pouvoir retourner chez moi et prendre un thé.

Ce midi, je racontais mon histoire a une amie coureuse. Des fois on a tellement envie de courir que ça nous démange. Des fois on part, c'est difficile au départ, mais on réussit finalement à entrer dans le rythme et c'est fantastique. Mais des fois, on court et c'est juste ultra pénible.

En rétrospective, je suis content d'avoir couru ce samedi parce que j'ai été capable de passer au delà des obstacles (physiques, mentaux) pour poursuivre un objectif long terme.

Comme pour Murakami, je pense que la course et l'écriture sont intimement reliés. Ça faisait un certain temps que je n'écrivais plus. J'avais des choses à écrire, mais ça me semblait si ardu que je n'osais pas commencer. On dirait bien que d'avoir entrepris une course pénible samedi, m'aura aussi permis de vaincre ce blocage.

photo: domi-san

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